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Une ferme s'installe chez METRO

METRO chausse les bottes du jardinier et s’engouffre sur la voie des circuits ultra courts, avec l’inauguration d’une ferme indoor, située dans l'entrepôt de Nanterre. C’est en association avec la start up Infarm, spécialisée dans la culture verticale, que le projet a pu se concrétiser. Comment ça marche ?

 

Les pieds dans l’eau 

Le système de production prend la plante par le bout de la racine. Chaque étape est primordiale. Au moment de la plantation, la première opération consiste à faire germer des graines d’origine naturelle, dans des petits godets de tourbe, percés. 

Dans cette « nursery », les embryons de plantes sont soumis à toutes les attentions de leurs concepteurs, qui vont analyser leurs besoins nutritifs. Les germes, sous surveillance attentive, sont transportés à la ferme et déposés dans des bacs tournants, plongés dans une eau enrichie de substances adaptées à leur développement. Les racines se développent, s’hydratent et se nourrissent de compléments alimentaires plongés dans l’eau. On parle ainsi de l’hydroponie



Bio ou pas bio ? 

Cette eau prend le relais d’une terre absente pour nourrir la plante, on est sur une culture qualifiée de hors sol. Bien qu’il n’y ait que des intrants naturels, le cahier des charges des produits bio exige, entre autres conditions, que les végétaux poussent dans la terre. C'est ainsi que les plantes observées ne peuvent être classées dans les produits bio. Ce système d’étagères végétales est adapté aux installations sophistiquées. Des capteurs, permettent d’identifier en permanence l’état de santé de la plante. Sa croissance est calées sur une moyenne de 2 à 3 semaines pour les herbes aromatiques courantes, ce qui correspond à une poussée normale dans un milieu naturel. Les fermiers-ingénieurs sont à l’écoute du végétal qui n’a plus de prédateur animal. Fi des coccinelles et autre insecte bouffeur de feuille, des coups de tempêtes inattendus ou de rayons de soleil trop vifs ! Des lampes LED, aux cycles journaliers, fournissent le spectre lumineux nécessaire à la plante pour sa croissance. 



Les « infarmers » veillent. 

Ils ont la main mise sur le climat à l’échelle de la ferme d’intérieur. Des petits radiateurs diffusent chaleur et humidité de manière ultra contrôlée. 

Côté consommation d’énergie, l’eau circule en circuit fermé, permettant d’économiser sa consommation en évitant son renouvellement. Les transports sont nuls. 


Y a plus de saison 

Ainsi peut-on programmer les volumes d’une production uniformisée d’une plante à l’autre, d’une culture à l’autre. Suivant les commandes, Infarm peut anticiper les besoins précis des chefs de cuisine, et les fournir en toutes saisons. Infarm est ainsi en mesure de répondre aux exigences pointues des clients. On peut supposer que le cycle d’une plante peut être aisément boosté. 




Un potager urbain pilote 

METRO innove en se lançant dans une culture sans rapport avec le loisir ni le jardinage. Désormais on produit pour vendre et l’urgence est de rentrer dans l'ère de la pratique. L'un des objectifs est d’économiser les transports en pratiquant un circuit ultra court qui permet de passer directement de le cueillette au caddie, de maîtriser les stocks de produits frais, actuellement estimés à 4 tonnes par an d’herbes aromatiques. ce qui correspond à un bon rendement sur une surface  exploitée de 80 m2 seulement. 

L’installation d’une culture à étages permet de rentabiliser une surface minimale, ne restent plus que les échelles pour atteindre les niveaux supérieurs les jours de récolte. 



Deux ans de test pour atteindre une « plantothèque » nouvelle norme, répertoriée comme la plus grande d’Europe, va ainsi permettre aux citadins de consommer encore plus frais.


photos @DR